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Epaule

Ci-après les interventions les plus fréquemment réalisées par notre équipe sur cette articulation : 

1

Réparation de tendons de la coiffe des rotateurs

2

Acromioplastie

3

Prothèse d’épaule

4

Chirurgie de l’instabilité de l’épaule

5

Ligamentoplastie acromio-claviculaire

6

Infiltrations de l'épaule

Epaule

 La scapula (omoplate) est un os plat, plaqué contre la face postérieure de la cage thoracique par un grand nombre de muscles. Il possède deux expansions osseuses latérales :

  1. 1- La glène, recouverte de cette substance blanche, dure et très glissante appelée cartilage.

  2. L’acromion, qui forme notre ‘épaulette’, palpable sous la peau. C’est là où reposent les étoiles des officiers de l’armée!

 

L’épaule est un ensemble de deux articulations:

  1. L’articulation gléno-humérale, entre la glène, petite surface plate de la taille d’une pièce de deux euros, et l’extrémité proximale du bras appelée tête de l’humérus, qui a la forme d’une grosse sphère.

Cette articulation a donc naturellement une architecture osseuse instable, non congruente. Elle est maintenue en place par les ligaments, les muscles, et par un joint élastique de 5mm qui fait le pourtour de la glène, augmentant sa surface effective, appelé labrum.

Le poids du bras se trouve attaché et suspendu par toutes ces structures ‘molles’.

 

Mais la conformation peu congruente de l’articulation gléno-humérale lui confère un atout majeur, celui de pouvoir bouger dans quasiment tous les plans, et d’en faire l’articulation la plus mobile du corps humain.

 

 

  • Maladie de la coiffe des rotateurs

La grande mobilité de l’épaule est possible grâce à cinq tendons qui s’insèrent sur la circonférence de la tête de l’humérus à l’instar d’une coiffe : C’est la coiffe des rotateurs.

Nous en retiendrons surtout le tendon sus-épineux qui permet de décoller le bras sur le côté et vers l’avant, l’infraépineux qui permet de faire une rotation externe du bras, et le sous-scapulaire pour la rotation interne.

Avec l’âge, et surtout avec certaines activités professionnelles, sports, ou positions vicieuses répétitives, ces tendons peuvent être le siège d’une inflammation, responsable de douleurs et de limitation des mouvements.

A long terme, cela peut évoluer en une dégénérescence du tissu tendineux, avec apparition de fissurations et éventuellement rupture du tendon.

Ces différents stades de la maladie de la coiffe peuvent bénéficier, selon les cas, d’un large éventail de traitements, allant de la kinésithérapie jusqu’à la réparation chirurgicale, en passant par une ou plusieurs infiltrations locales.

Evidemment, cela doit se coupler avec l’arrêt des activités/mouvements/positions vicieuses répétitives ayant causé cette pathologie.

 

Arthrose glénohumérale : Comme toute articulation, l’articulation glénohumérale peut par ailleurs souffrir d’arthrose, avec un assèchement et une érosion du cartilage avec le temps. Les berges osseuses de l’articulation sont dénudées et se frottent l’une sur l’autre à chaque mouvement, générant des douleurs.

Les prothèses de l’épaule sont une solution radicale et efficace dans ces cas, et le choix du type de prothèse (hémiprothèse, prothèse totale, prothèse inversée) se fait selon plusieurs critères, notamment l’état de la coiffe des rotateurs.

Certaines fractures comminutives de la tête humérale, non amenables à une fixation, peuvent par ailleurs nécessiter le remplacement pas une prothèse.

 

Instabilité glénohumérale :

La luxation de l’épaule est la sortie complète de la tête humérale, le plus souvent vers l’avant au contact du thorax, laissant vide la loge de l’épaule. Il s’agit d’un phénomène très violent, qui s’accompagne d’un arrachement de ligaments, du labrum, et/ou même parfois de tendons et de fragments osseux. Ces éléments font barrage normalement à la tête, et la gardent bien en face de la glène.

Après réduction de la luxation, nous pouvons espérer une cicatrisation de ces structures avec une immobilisation stricte bien suivie, complémentée par une rééducation progressive.

Dans les cas où cette cicatrisation est incomplète ou insuffisante, la luxation peut récidiver. On peut être amenés dans ce cas à intervenir chirurgicalement, soit pour retendre les ligaments et réinsérer le labrum (intervention de Bankart), soit pour visser un fragment osseux sur la glène, constituant une butée osseuse (intervention de Latharjet).

 

 

               

La deuxième, presque immobile, entre l’acromion et la clavicule : c’est l’articulation acromio-claviculaire. Elle agit comme un ceintre, par l’intermédiaire duquel la clavicule ‘porte’ le poids du bras et de la scapula.

Une fracture de la clavicule, ou une luxation acromio-claviculaire, fait donc ‘tomber’ l’ensemble bras/scapula, qui n’est plus retenu que par les tissus mous.

 

Dans les cas légers ou modérés, de telles lésions peuvent être traitées par une immobilisation bien conduite, suivie de rééducation.

Dans les cas sévères (fractures ou luxations acromio-claviculaires déplacées), on est amenés à réaligner le ‘ceintre acromio-claviculaire’ et à le fixer de façon suffisamment rigide (plaque vissée, brochage, reconstruction des ligaments etc..).

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