Consignes générales postopératoires

 

  • Surélevez et glacez régulièrement le membre opéré pendant une dizaine de jours. Utilisez une poche de glace ou simplement un sac de petits pois surgelés. Attention de ne pas mouiller le pansement.

  • Prenez le traitement exactement comme il est prescrit. Tout changement par un collègue médecin doit être signalé à votre chirurgien.

  • La douleur est plus difficilement contrôlable une fois bien installée. Ne tardez donc pas à prendre vos antalgiques (antidouleur) une fois qu’une douleur commence à apparaitre, tout en respectant les doses et fréquences maximales prescrites.

  • Si votre traitement antalgique ne suffit pas pour vous soulager, veuillez m’en avertir.

  • Refaire le pansement selon les modalités précisées clairement sur vos ordonnances postopératoires. Il faudra avertir votre chirurgien de toute modification de protocole de pansement préconisée par votre infirmière.

  • Pour la toilette corporelle ou la douche, utilisez une protection parfaitement étanche autour du membre opéré, et prenez votre douche peu avant le changement du pansement par l’infirmière, afin d’éviter toute macération.

  • Si une protection étanche n’est pas possible ou peu fiable, vous devrez vous contenter d’une ‘toilette de chat’ pendant les trois premières semaines post-opératoires.

  • A 3 semaines postopératoires révolues, si l’aspect de la cicatrice est satisfaisant, vous pouvez retirer le pansement et laisser la cicatrice à l’air libre. Vous pourrez prendre des douches librement, mais sans frotter la cicatrice. Après la douche, tamponnez avec un linge propre pour la sécher.

  • Les bains sont interdits pendant les 6 premières semaines post-opératoires

  • Demandez à votre kinésithérapeute de vous apprendre quelques exercices simples, que vous pouvez faire chez vous. En général, vous ne verrez votre kiné pas plus de 5 heures par semaine. L’essentiel de votre rééducation sera donc votre travail régulier à domicile, de façon quotidienne, plusieurs fois par jour, tout en respectant les restrictions de mobilité. La mobilisation régulière aide également à accélérer la fonte de l’œdème.

  • Les chaussettes ou bas de contention sont à porter des deux côtés (si possible) jusqu’à la reprise d’un appui complet et de la marche pluriquotidienne.

  • Un œdème au niveau ou en aval du site opératoire peut mettre plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant de disparaitre.

  • N’hésitez pas à me contacter rapidement ou à vous présenter à un service d’urgences si :

  1. Douleur excessive, rougeur, chaleur, œdème ou tension excessifs autour du site opératoire

  2. Ecoulement cicatriciel au-delà du 5ème jour post-opératoire.

  3. Fièvre > 38.5, surtout si au-delà du 5ème jour post-opératoire.

  4. Douleur, rougeur, chaleur au mollet ou à la cuisse, que ce soit du côté opéré ou du côté opposé.

  5. Douleur thoracique ou essoufflement

 

 

Surveillance après la pose d’un plâtre

                                  

Une immobilisation plâtrée sert à protéger le site anatomique concerné contre les contraintes mécaniques, en attendant la cicatrisation et/ou la consolidation osseuse.

Un plâtre est une coque rigide inextensible, qui peut devenir compressive si le membre immobilisé augmente

excessivement de volume (Œdème, hématome).

Porter un plâtre n’est pas dépourvu de risque et nécessite une surveillance rigoureuse :

 

  • Surélevez le membre plâtré le plus souvent possible. La position déclive du membre favorise l’augmentation de l’œdème.

  1. Pour le membre inférieur, la cheville doit être placée plus haute que le genou

  2. Pour le membre supérieur, la main doit être à la même hauteur que le torse (le bras dans une écharpe quand vous êtes debout, ou posé sur un gros coussin quand vous étés en position assise ou allongée).

  • Bougez régulièrement les orteils/les doigts afin de favoriser la circulation sanguine et lymphatique

  • Une immobilisation du membre inférieur est un facteur de risque de thrombose veineuse profonde (thrombophlébite). Un traitement anticoagulant régulier est nécessaire pendant toute la durée de l’immobilisation plâtrée et jusqu’à la reprise d’une marche pluriquotidienne avec appui complet.

  • Surveiller (et faites surveiller) régulièrement votre plâtre, et n’hésitez pas à m’avertir, avertir votre médecin traitant, ou à vous présenter à un service d’urgences si :

    • Difficulté à bouger les orteils

    • Gonflement durable des extrémités avec sensation de plâtre trop serré

    • Coloration anormale des orteils (blanche, rouge ou bleutée) malgré la surélévation

    • Douleurs diffuses et intenses

    • Chaleur anormale

    • Écoulement ou odeur nauséabonde provenant du plâtre

    • Signes généraux : fièvre, frissons, douleur thoracique ou essoufflement

  • Votre plâtre n’est pas fait pour marcher ! Il peut être posé sur une surface sèche & propre (appui-contact) mais vous ne devez pas mettre de poids dessus. Il faut donc utiliser les 2 cannes-béquilles, un déambulateur ou un fauteuil roulant (avec support de jambe).

  • Ne pas mouiller le plâtre. Lors de la toilette, le protéger dans un sac étanche. Ne pas y introduire d’objet.

CLINIQUE PARIS-LILAS CEPIM

41 avenue du maréchal Juin,

93260 Les Lilas

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HÔPITAL PRIVÉ DU VAL D'YERRES

31 Rue de l'Abbaye,

91330 Yerres

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